Pourquoi les élèves disent “What eat you?”… et comment une simple structure peut tout changer en anglais
- Denis Boisclair

- 27 déc. 2025
- 3 min de lecture
On demande souvent aux élèves de “penser en anglais”. Mais soyons honnêtes : leur cerveau n’a jamais été programmé pour ça.
Depuis la maternelle, ils pensent, organisent et structurent leurs phrases en français. Le français fonctionne avec une logique très différente de l’anglais.
Résultat : quand ils veulent parler anglais, ils appliquent naturellement… la logique française. Et c'est exactement ce qui crée des erreurs comme :
❌ What eat you?❌ Eat you pizza?❌ Go you to school?
Ce ne sont pas des erreurs “bêtes”. Ce sont des erreurs logiques.
Voyez un aperçu par vous même avec cette video.
Tout commence avec une phrase simple : “Que manges‑tu?”
En français, on peut poser une question de deux façons :
Tu manges quoi?
Que manges‑tu?
Les deux sont correctes. Les deux sont naturelles. Et surtout : les deux commencent par le verbe “manger”.
Donc, quand un élève veut traduire “Que manges‑tu?” en anglais, il fait ce que son cerveau connaît :
Que → What
manges‑tu → eat you
Résultat logique :
❌ What eat you?
C’est du français… déguisé en anglais.
Le problème : l’anglais ne commence jamais une question par le verbe
En anglais, une question au présent simple commence toujours par un auxiliaire :
Do (I/you/we/they)
Does (he/she/it)
Donc la vraie traduction de :
➡️ Que manges‑tu? n’est pas❌ What eat you? mais✅ What do you eat?
L’auxiliaire porte la question. Le verbe reste à l’infinitif. Le sujet suit l’auxiliaire.
C’est une logique complètement différente du français.
Pourquoi les élèves bloquent : le dilemme cognitif français → anglais
Quand un élève veut parler anglais, il vit un conflit intérieur :
1. Le français veut organiser la phrase avant de parler
Le français aime les phrases complètes, nuancées, bien construites.
2. L’anglais veut une structure simple, directe, rapide
Auxiliaire → sujet → verbe → complément.
3. Le français permet le verbe en premier
“Que manges‑tu?”“Que fais‑tu?”“Que veux‑tu?”
4. L’anglais ne le permet pas
Jamais.
Ce n’est pas un manque de vocabulaire. Ce n’est pas un manque de motivation. C’est un choc de structures.
La solution : une structure stable, répétée, visible
Et c’est exactement là que la Roue des Questions en anglais devient un outil révolutionnaire.
Les élèves n’ont pas besoin d’une explication grammaticale compliquée. Ils ont besoin d’un modèle clair, répété, rassurant.
La Roue leur montre chaque jour :
Do you…?
Does he…?
Did you…?
Will you…?
Ils voient la structure. Ils l’entendent. Ils la répètent. Ils l’imitent.
Et petit à petit, leur cerveau arrête de produire “What eat you?”et commence à produire “What do you eat?”sans même s’en rendre compte.
La magie de l’anglais : changer de temps = changer un seul mot
C’est un argument que les enseignants adorent, parce qu’il simplifie tout.
Regarde :
Présent
➡️ What do you eat?
Passé
➡️ What did you eat?
Futur
➡️ What will you eat?
En français, changer de temps = changer toute la phrase. En anglais, changer de temps = changer un seul mot.
Et la Roue expose cette logique naturellement, sans théorie, sans stress.

Conclusion : les élèves ne sont pas “mauvais”, ils sont cohérents
Ils appliquent la structure française. La Roue leur donne la structure anglaise. Et avec la répétition, le réflexe se transforme.
De “What eat you?”à“What do you eat?” sans douleur, sans explication lourde, sans surcharge cognitive. Si cet outil vous intéresse, consultez le site web.
Denis Boisclair



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